Image

  • Objectif : analyser les dynamiques des systèmes socio-environnementaux à court et moyen terme par le prisme de l’observation multi-capteurs et multi-sources des modes d’occupation et d’utilisation des sols, de leur caractérisation quantitative, de leur modélisation et de leur représentation.
  • Thèmes & Méthodes : modes d’occupation et utilisation des sols, évaluation environnementale, analyse rétrospective, trajectoires spatio-temporelles, indicateurs, SIG, télédétection, méthodes de traitement d’images et nuages de points 3D, géovisualisation, modélisation.
  • Terrains privilégiés : espaces urbains, espaces ruraux et naturels (Eurométropole, Grand Est, Zone Atelier Environnementale Urbaine)
  • Responsable : Anne Puissant

Membres

Permanents :

Permanents en rattachement secondaire :

  • Eliane Propeck, PR UNISTRA, géographe
  • Laurent Schmitt, PR UNISTRA, hydromorphologue
  • Dominique Schwartz, PR UNISTRA, pédologue et biogéographe
  • Nadège Blond, CR CNRS

Associés :

  • Collette Cauvin, PR Honoraire
  • Hélène Haniotou, PR Ecole Polytechnique d’Athènes, architecte
  • Christiane Weber, DR CNRS, UMR Tétis, géographe

 

L’appréhension des dynamiques des systèmes socio-environnementaux dans le contexte actuel de changements environnementaux constitue le fondement de la réflexion de ce groupe. L’amélioration des connaissances sur ces systèmes et leurs trajectoires spatio-temporelles continue d’être la toile de fond des travaux actuels et à venir. Les questionnements portent donc sur les temporalités et les processus d’évolution ou les trajectoires temporelles ainsi que sur les capacités de résistance et de résilience de ces systèmes socio-environnementaux.

 Pour aborder les systèmes socio-environnementaux et leurs dynamiques, il est essentiel de les observer, de les analyser, de les modéliser et de les représenter afin de comprendre les modalités de leur fonctionnement et les processus de changement. L’image est donc un concept central qui guide les recherches menées dans ce groupe (depuis un certain nombre d’années) car elle est à la fois source de données, outil d’analyse, représentation d’une réalité permettant d’alimenter les modèles d’aide à la décision. Plus généralement, la télédétection, de par sa capacité à observer les milieux à différentes échelles, est devenue incontournable pour toutes les thématiques liées à l'environnement (caractérisation des agro-écosystèmes, identification des habitats, cartographie des corridors écologiques, suivi des changements d'occupation et d'utilisation des sols, évaluation des ressources forestières, cartographie de la trame verte…). Avec l'avènement des nouveaux capteurs d'Observation de la Terre (terrestres, aériens ou spatiaux), de nouvelles perspectives pour observer ces systèmes et suivre leur évolution (monitoring) s’offre à tous. Les sources d’informations historiques (cartes anciennes, missions aériennes anciennes) offrent aussi une base de connaissances très riche mais leur utilisation est pourtant largement sous-exploitée, en partie à cause du niveau de qualité variable de ces données. Ces deux constats impliquent par conséquent de renouveler les approches d'analyse existantes pour s’adapter aux nouvelles données disponibles mais aussi pour maximiser le potentiel des données anciennes. La question de la gestion des masses de données est de fait au cœur de nos préoccupations.

 La connaissance de ces systèmes et de leurs dynamiques spatio-temporelles est donc abordée dans nos recherches à travers une « image » du monde réel correspondant aux modes d’occupation et d’utilisation des sols. Ces changements sont à la fois le témoin des changements globaux et une des sources actuelles des dégradations environnementales (érosion, altération des ressources, modification de la biodiversité). Les questionnements portent donc sur les trajectoires de ces systèmes et leurs facteurs déclencheurs (processus, évènements, actions) à différentes échelles temporelles :

  • le temps ‘passé’ à court et/ou moyen terme (quelques dizaines d’années à quelques siècles) : l’étude rétrospective de l’évolution des systèmes socio-environnementaux permet d’améliorer les connaissances des systèmes actuels et offre la possibilité de mieux envisager le futur ;
  • le temps ‘présent’ : les stratégies de gestion et d’aménagement des espaces anthropisés sont envisagées pour mesurer l’impact des processus et trajectoires passées sur l’état actuel des socio-écosystèmes. La caractérisation actuelle des paysages permet aussi de comprendre comment ces derniers sont susceptibles d’initier ou d’absorber les changements à venir.

Dans ce contexte, les recherches proposées dans ce nouveau projet, en continuité avec le précédent, se focaliseront sur l’évaluation et le suivi environnemental par l’extraction de nouvelles informations à partir d’approches multi-capteurs et multi-sources. La production croissante d’information géographique numérique nécessite également de réfléchir au renouvellement des modes de représentation, cartographiques statistiques et dynamiques car ils constituent des objets de recherche en eux-mêmes. Les recherches sur les aspects méthodologiques de traitement et de représentations cartographiques (classique, dynamique, géovisualisation) seront également développées dans le nouveau projet.