Projet Trans-Portus

Un port est comme un organisme (urbain), en constante évolution et mutation, dont la vie est faite d'ajouts, de restaurations, d'ajustements et de développements. Le projet Trans-Portus propose de développer une approche novatrice basée sur un changement conceptuel du modèle portuaire. Traditionnellement, un port est défini comme une combinaison de deux composantes, le contenant (structures portuaires d'interface) et le contenu (volume de sédiments, eau, niveau de la mer), ainsi que les installations de chargement/déchargement, de stockage et de gestion. L'originalité de ce projet réside dans sa tentative de transpicere (c'est-à-dire de voir à travers) l'objet portuaire, en recréant le lien conceptuel entre ses deux composantes avant de les réintégrer dans leur contexte géographique (zone d'approvisionnement en matériaux, paysages côtiers, etc.). Pour y parvenir, Trans-Portus s'appuie sur un consortium transdisciplinaire et sur une étude à échelles imbriquées, qui permettra de répondre aux questions en suspens concernant leur histoire technique, architecturale et environnementale. L'approche géo-historique permettra de reconstituer la spatialité des ports antiques par rapport à leur paysage (logique du commerce de détail, potentiel/contraintes environnementales, etc.) et les trajectoires environnementales des paysages après leur développement. L'approche historique repose sur une relecture des données archéologiques et des textes anciens. L'approche géoarchéologique repose sur des archives sédimentaires profondes prélevées à la fois dans les structures et dans les bassins comblés, étudiées à une très haute résolution chronostratigraphique. Afin de surmonter les obstacles méthodologiques, de nouveaux transferts de connaissances entre les sciences humaines et les sciences de la Terre seront mis en œuvre. Les objectifs généraux de Trans-Portus sont les suivants : (1) restituer les contraintes logistiques particulières imposées aux constructeurs et (2) la variabilité temporelle de ces objets archéologiques dans toute leur complexité (modélisation 4D).

Contributions du LIVE

Le laboratoire du LIVE est partenaire du projet. Il contribuera à cette ANR en apportant son expertise et son savoir-faire dans (1) l'étude de la subsidence par compaction sous les structures archéologiques de Portus à l'époque romaine et (2) dans l'étude en spectroscopie dans le moyen infra-rouge pour tracer l'origine des matériaux utilisés dans la construction des moles de Portus. 

Ferréol SALOMON, chargé de recherche au CNRS et Damien ERTLEN, maître de conférence à l'Université de Strasbourg

Financement

ANR Franco-Suisse

Durée du projet

2025-2029

Coordination

Dr. Jean-Philippe GOIRAN

Collaborations

- Archéorient, UMR-5133 (CNRS, Université Lyon 2) - FRANCE : Dr. Jean-Philippe GOIRAN, Dr. Hugo DELILE, Dr. Sofiane BOUZID, Dr. Claire GIGUET, Dr. Nicolas JACOB-ROUSSEAU, Dr. Cécile VITTORI, Jorge COCQUYT, Arthur DE GRAAUW

Université de Lausanne - SUISSE : Dr. Brahimsamba BOMOU, Dr. Georgina King, Dr. Christoph SCHMIDT, Dr. Samuel JACCARD, Prof. Niklas LINDE, Dr. Tiffany MONNIER, Dr. Sylvie BRUGGMANN, Dr. Ludovic BARON 

- Laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), UMR-7362 (CNRS, Université de Strasbourg, ENGEES) - FRANCE : Dr. Ferréol SALOMON, Dr. Damien ERTLEN

- Laboratoire Chrono-Environnement, UMR-6249 (CNRS, Université de Franche-Comté) - FRANCE : Dr. Isabelle JOUFFROY-BAPICOT, Dr. Matthieu LE BAILLY

- Laboratoire Archéologie et Archéométrie (ArAr), UMR-5138 (CNRS, Université Claude Bernard Lyon I, Université Lyon 2) - FRANCE : Dr. Christine OBERLIN, Dr. Olivier TOMBRET, Dr. Julien LACHARME

- Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Lyon - MAP-Aria - FRANCE : Dr. Renato SALERI